L’histoire de l’école

Monsieur le Chanoine Raymond LAFONTAINE
Doyen de Beauraing de 1942 à 1970

FONDATEUR DE L'INSTITUT NOTRE DAME (1949)

                                                                         

La première communauté de gauche à droite : Fr. Martial, Fr. Modeste, Fr. Visiteur Emile, Fr. Marès (1er directeur), Fr. Mansuy

                                                                           

La première construction abritant les classes primaires

UNE BELLE HISTOIRE COMMENCE …

Ce 1er août 1949, conduits par le Très Cher Frère Visiteur Emile, les Frères Marès-Marie, Modeste de Jésus et Mansuy Bernard s’agenouillent devant Notre Dame au Coeur d’or, dans l’enclos des Apparitions. Ensemble, ils récitent le chapelet et implorent la bénédiction de la Vierge de Beauraing sur l’oeuvre nouvelle qu’ils viennent fonder dans la cité mariale.

Après la présentation à Monsieur le Doyen Lafontaine, celui les conduit rue de Dinant au n° 40, chez Mademoiselle Cognaux, où sera installée provisoirement la nouvelle communauté.

1er septembre 1949 : Ouverture de l'école
3 Frères et un professeur laïc
3 classes primaires : 97 élèves
La 1ère moyenne : 31 élèves

L’école Notre-Dame fonctionnera provisoirement dans la salle Notre-Dame située rue du Nondeux, n° 3, et propriété du comité « Pro Maria ». La construction comprend une habitation pour le concierge et tenancier du café ainsi qu'une grande salle de théâtre. A l'étage, une pièce ; elle servait de salle de réunion des oeuvres de la paroisse.

La salle sera divisée par un cloisonnement à double paroi en 4 parties dont une servira de hall d’entrée et de vestiaire et les trois autres de locaux de classe. La 4e classe (le degré supérieur) s’installera à l’étage dans la salle des oeuvres.

La Procure de Namur fournira le mobilier moderne pour les classes. Chaque bureau à deux places (monture sur tube) reviendra à 1250 F. Malgré les promesses fermes de meubler les classes pour le 1er septembre, jour de rentrée, les élèves de première moyenne ne trouveront que du vieux mobilier. Très ingénieusement, les Frères ont su mettre en valeur de simples images et cartes postales pour la décoration des locaux. Aussi, le jour de la rentrée, les classes se présentent coquettes, propres, bien aérées, bien outillées, un peu exiguës seulement. Plusieurs communautés ont aidé les arrivants dans leur première installation.

Le 20 août, le C.F. Visiteur nous envoya Frère Martial-Marie de Liège Sainte-Marguerite pour le degré supérieur.

Le 2 février 1950 s’ouvre la première visite canonique de la communauté par le C.F. Visiteur Emile.

Cette visite fut l’occasion d’une première réunion des parents des élèves. Environ 180 personnes répondirent à l’invitation. Sur le thème « De quoi est fait mon enfant », le C.F. Visiteur entretient son pendant plus d’une heure. Après quoi, maîtres et parents font un échange de vues sur des points directement pratiques, en particulier sur les devoirs à domicile et sur la tenue des bulletins de notes hebdomadaires. Monsieur le Doyen, Monsieur le Bourgmestre louent le travail accompli pendant le premier trimestre de l’existence de l’école.

Construction des premières classes

Une seconde réunion des parents aura lieu le 12 novembre au cours du premier trimestre 1950-1951. Le C.F. Inspecteur Marie parle de la « Collaboration entre les familles et l’école ». L’échange qui suit permet au C.F. Directeur d’attirer l’attention des parents sur des points scolaires : l’arrivée à l’heure, les devoirs et les leçons à domicile, la fréquentation régulière aux jours de fêtes communales. L’auditoire réagit et pose des questions concernant les jeux à l’école, la sortie de 16h30.

Le 25 juin fut un jour important de la première année de l’Ecole Notre-Dame par sa fête de gymnastique. Le Frère Directeur de l’Ecole des Arts et des Métiers « Reine Astrid » de Mons est venu avec son pensionnat et sa « Garde » pour rehausser la fête. L’Ecole des Sœurs a voulu participer à la fête. Après le pèlerinage à l’Aubépine où fut chanté un salut par les élèves de Mons, le cortège se reforme et dans un ordre impeccable le C.F. Mansuy Bernard conduit les classes en uniforme blanc, par les rues principales de la localité jusqu’à la plaine des sports de l’école.

                                              

Les deux premières semaines de vacances (juillet-août 1950) furent consacrées au déménagement dans les nouveaux locaux de la rue de Givet, …

Les 6 classes donnent l’aspect d’un palais scolaire ; elles s’alignent à une trentaine de mètres de la rue, face à la cour de récréation et à la plaine des sports. Aux deux extrémités de la série des classes des dents de briques attendent la continuation des constructions : en avant pour la communauté et la salle de gymnastique ; en arrière encore pour des classes. L’architecte travaille actuellement à élaborer les plans du couvent dont la construction commencera au printemps.

Septembre 1951 :
5 classes primaires : 168 élèves
Les 3 années moyennes : 68 élèves

Les premiers plans de la maison de Communauté, dressés par l’architecte Claes, furent soumis aux Chers Frères Visiteurs qui les firent examiner par le C.F. Maxime-Norbert. Corrigés par l’architecte, de nouveaux plans reçurent l’approbation du T.C. Frère Vicaire Général et du T.C. Frère Visiteur Emile lors d’une réunion avec le C.F. Directeur à Malonne. M. le Doyen désirait commencer les travaux au sortir de l’hiver, dès le mois d’avril. Mais des différends surgirent entre l’architecte et l’entrepreneur et les travaux ne furent entrepris qu’au début du mois de septembre. Fin décembre 1951, les constructions atteignirent la hauteur du premier étage.

La construction de la communauté, arrêtée au niveau du premier étage, reprend avec la bonne saison et, le 30 mai, la maçonnerie était achevée. Peu de temps après, le T.C.F. Vicaire Général accompagné du T.C.F. Visiteur Emile viennent se rendre compte de l’état des travaux et expriment leur très vive satisfaction devant une maison si bien conçue, tant du point de vue pratique que du point de vue esthétique. Cependant, l’entrepreneur a négligé la surveillance des travaux et les ouvriers ne travaillent pas tous avec conscience. Aussi, vers la fin août, les ouvriers ne reçoivent plus leur salaire et l’entrepreneur en faillite abandonne la maison dont le carrelage et le plafonnage sont à peine commencés. M. le Doyen et le C.F. Directeur prennent en main la direction des travaux. Le C.F. Directeur lui-même, depuis quelques temps déjà distribuait à l’occasion le travail aux ouvriers et passait commande à divers fournisseurs. Pendant les vacances, les couvreurs achèvent le toit de la maison, mais trop lentement. Cette raison s’ajoutant aux autres, les travaux vont s’étirer sur une période assez longue ; ainsi la toiture complète ne sera définitivement terminée qu’au mois de novembre.

Septembre 1952 :
ouverture d'une classe de 4e degré (21 élèves)
qui deviendra l'école technique.

Comme les chambrettes des Frères, au second, ont été plafonnées les premières, elles seront les premières habitables. Quatre frères logent pour la première fois dans la maison de la Communauté, la nuit du 6 au 7 octobre. La semaine qui suit est une période d’aménagement ; la cuisinière est installée et, le lundi 13 octobre à midi, la communauté au complet inaugure la cuisine. Celle-ci servira pendant deux mois encore de réfectoire, de salle commune, (la salle provisoire étant devenue inhabitable, par manque de chauffage), … et même d’oratoire.

Vers la fin novembre, la salle commune étant suffisamment sèche, on transfère les bureaux de la salle commune provisoire et la Communauté s’installe avec, pour tout mobilier, outre les bureaux, une petite armoire bibliothèque débordante de livres, … La pièce avoisinant la salle commune, dénommée « casino » et destinée aux récréations de la communauté, est aménagée en chapelle provisoire. Le mardi 9 décembre, M. le Doyen vient célébrer, pour la première fois, la messe dans la Maison, … Petit à petit, tout s’organise.

Le 24 décembre au soir, nous arrangeons le réfectoire. La chapelle reste seule à aménager. Plafonnée en dernier lieu, les portes faisant défaut, l’autel absent, elle ne sera pas terminée selon les prévisions, mais seulement le trimestre suivant. M. le Doyen a pourvu en meubles des pièces comme le réfectoire, le bureau et la chambre du F. Visiteur. Petit à petit, la vie de communauté s’organise dans le cadre définitif. Celle-ci reste surchargée, car le C.F. Directeur doit à la fois s’occuper de la surveillance des travaux, veiller à la cuisine, donner chaque semaine 14 h de cours dans les classes moyennes et liquider la besogne administrative.

                                                                           

                                                          La chapelle de l'institut                                                         La salle commune de la communauté

Pendant les vacances de juillet, l’activité dans les classes n’a pas chômé. Le réfectoire des élèves, situé au rez-de-chaussée dans la maison de communauté et suffisamment vaste, est partagé par des cloisons. Les trois classes moyennes se réfugient ainsi dans ces locaux ainsi délimités. Au grenier, on installe l’atelier de l’école technique dans une classe provisoire. M. le Doyen négocie l’achat d’un autocar de récupération, qui prendra les élèves et fera, dans la direction de Rienne, Malvoisin, un circuit de 40 à 45 km deux fois par jour. Une épidémie de paralysie infantile retarde la rentrée au 15 septembre. Cela permet aux Frères d’aider les maçons à terminer le hall d’entrée et à dégarnir les alentours de la maison de tous matériaux qui traînent encore.

Septembre 1953 :
L'école primaire : 6 classes, 194 élèves
Le 4e degré a deux classes.
2 professeurs de cours généraux
2 maîtres d'atelier (fer et bois)

A la rentrée de septembre, deux classes primaires ont été obligées de chercher un refuge momentané dans la maison dite « Familia » - cinéma et local d’œuvres, appartenant à M. le Doyen et située à six minutes de l’école. Cet exil prévu pour un trimestre devra se prolonger quelque temps encore car, décidément, un entrepreneur vaut l’autre et les bâtiments de technique n’avancent que trop lentement. D’autre part, les travaux d’aménagement du grenier chassent les élèves de leur réfectoire provisoire ; ils prennent, en attendant, leur repas dans les classes, … Environ 170 élèves prennent à l’école le repas de midi.

Deux classes sont aménagées au grenier ; le grand réfectoire des élèves, débarrassé des cloisons qui le partageaient en trois locaux provisoires pour les classes moyennes, prend alors son aspect de local immense (10 m sur 10) et les élèves y prennent leur premier repas le 8 janvier 1954. La deuxième moyenne trouvera pour quelques jours abri dans la salle commune des Frères.

Dans tout ce déploiement d’activité, M. le Doyen, toujours calme et incroyable de dévouement et de confiance en Dieu, travaille à assurer les locaux en nombre suffisants. Le 15 juin, l’entrepreneur Jean Denis, avait tracé les nouveaux bâtiments de techniques et le lendemain matin vers 7 h, par un beau soleil, Robert Samerey, ouvrier manœuvre, éventrait la terre pour les fondations. Ce furent les premiers coups de pioche, … Les travaux marchèrent bon train d’abord, mais les congés payés, puis de longues journées de pluie, ralentirent l’exécution, ce qui explique, avec une certaine incurie de l’entreprise, les trois mois de retard apportés à l’achèvement définitif.

La dernière main sera mise aux travaux seulement en janvier 1954. Les élèves admirables de bon esprit et de dévouement auront d’ailleurs donné dans tous les secteurs, un coup de main bien apprécié. Transport de milliers d’ardoises du toit, des pavés, du sable, des briques, des  poutrelles, …, sans compter la grosse part prise à la partie « manœuvre » dans les travaux d’aménagement du centre de retraite. On prépare, en effet, un home pour accueillir en retraite les garçons dans notre école. Le Cher Frère Médard-Alphonse, Directeur des œuvres, assure la partie financière et la haute direction des travaux.

Les Chers Frères de la communauté n’épargnent pas leurs peines. Le grenier est déblayé et en quelques jours, les longs murs de moellons s’alignent dessinant déjà les dortoirs et les salles de jeux.

Le travail de boiserie est assuré par le Frère Marie-Gabriel de la communauté de Ciney. Les quatre chambres du grenier de la maison d’habitation sont aménagées également : plafonnage des murs, plafond, conduites d’eau, etc.

                                                         

Le dévouement inlassable de M. le Doyen a pu encore une fois assurer l’ouverture d’un chantier. C’est le 4e en cinq années. Le 20 avril dernier, les entrepreneurs Denis et Laruelle ont implanté le bâtiment des classes moyennes qui fait suite aux six classes primaires. Le travail de maçonnerie a marché bon train d’abord, puis des retards sont venus. Le 1er juillet seulement, nous recevons les poutrelles pour continuer le bâtiment qui comprend trois classes moyennes et un local de physique-chimie. Il y a, en outre, dans ce bâtiment, deux bureaux destinés aux besoins des retraites.

Le 16 septembre, la charpente était placée. Une équipe très alerte d’ardoisiers eut tôt fait de couvrir le toit et les travaux d’intérieur purent commencer. Le 22 octobre, les plafonneurs étaient à la besogne. Fin décembre, Jean Wilemme est occupé à terminer le pavage des classes moyennes qui pourront être inaugurées à bref délai.

                                                                                                   

Construction des classes moyennes

Ce gros travail a été mené de pair avec un travail non moindre : celui de l’installation du chauffage central dans la maison et dans toutes les classes.

L’hiver dernier en effet fut très rude, ce qui décida M. le Doyen, malgré ses nombreuses difficultés financières, à assurer le chauffage. Le 12 janvier la décision était prise. Le 14 octobre au soir, le chauffage fut allumé déjà pour la dernière fois, transformant de façon merveilleuse l’atmosphère de toute la maison ; les premiers coups de marteau dans les murs avaient été donnés le 29 mars. D’autres travaux de moindre importance ont été effectués en cours d’année, entre autres le pavement du couloir du dortoir des Frères qui avait été recouvert d’un balatum provisoire. Ce travail fut commencé le 3 avril (1954).

(1955) Les nouvelles classes moyennes ont été occupées le 5 février. M. le Doyen bénit les locaux le 7.

Les professeurs forment une équipe aux grandes vacances et quatre classes primaires ainsi que trois classes moyennes reçoivent la première couche de peinture.

L’implantation des nouveaux bâtiments des techniques a lieu le 3 juin. Dès le lendemain, le 4, les terrassements commencent. Ils sont assurés par les élèves ?

Septembre 1955 :
L'école technique a une 4e classe (cycle complet) - 87 élèves.
L'Institut Notre-Dame compte 326 élèves.

Fin décembre 1955, l’atelier du bois est installé. Les nouveaux ateliers sont constitués d’une charpente métallique avec murs d’une demi-brique. Il reste encore à mettre la couche de béton à l’atelier du fer et toute l’installation des machines. La maçonnerie était terminée le 25 novembre.

Les classes techniques doivent occuper provisoirement le local de physique-chimie et le local de projection avant d’aménager les anciens ateliers en salle de dessin.

Pour loger le nouveau car qui remplace l’ancien devenu trop petit par suite du nombre croissant d’élèves, on doit agrandir le garage aménagé dans la vieille maison dite « de Louise ».

La situation financière de M. le Doyen est désastreuse. Il y a eu en 6 ans cinq chantiers. En outre, M. le Doyen doit assurer une bonne partie des traitements des classes techniques. L’achat du matériel des ateliers, l’achat des classiques pour toute l’école. Le subside Harmel retiré n’a pas été remplacé par un minerval.

Le subside communal de Beauraing a été considérablement diminué …

(1956) Grâce au dévouement inlassable de M. le Doyen et de son comité, une bonne partie de la cour a reçu un revêtement de tarmac et l’installation du chauffage central a été faite à l’école technique. La grande salle a été pavée et aménagée en partie pour les petits novices.

(1957) Comme chaque année, les dévouements furent particulièrement nombreux à l’occasion de la fancy-fair du dimanche de la Trinité. L’équipe des organisateurs composée de personnes généreuses et désintéressées se dépense sans compter. La section technique n’étant toujours pas agréée par le Ministère, tout le monde comprend qu’il faut absolument venir en aide à M. le Doyen, littéralement écrasé sous les charges financières de plus en plus lourdes qui pèsent sur lui. Aussi il n’est nullement question de travaux en vue d’achever ce qui a été commencé. Monsieur le Doyen a cependant accepté qu’on mette une petite note de propreté à la cuisine et dans les dépendances. Là, il fait maintenant très propre mais des classes attendent toujours le premier coup de pinceau ainsi que les locaux occupés par la communauté.

                                        

Mai 1958 : l’école technique est agréée dans la catégorie A3.

(1959) Comme travaux, signalons un très joli et solide mur au fond de la plaine de jeux. Ce mur a été construit par les soins de la commune, suite au nouveau tracé de la rue de la Couture et grâce surtout à la bienveillante intervention de M. Luc Havenne, échevin des travaux.

Le Ministère de l’Instruction publique a approuvé le plan de rééquipement de l’école technique et interviendra à raison de 60 % dans l’achat d’une fraiseuse Delta, de deux tours Mondiale Celtic 14. Sont en voie d’achat d’après le même plan, une troisième tour Celtic 14, une affûteuse rectifieuse, un poste de soudure Furet 200, une affûteuse avoyeuse.

Septembre 1961 :
Ecole primaire : 162 élèves
Ecole moyenne : 94 élèves
Ecole technique : 128 élèves

Incendie du 20 juin 1962

Après le triomphe des 16 et 17 juin (fancy-fair), la dernière main venait d’être mise au rangement du matériel. Le mercredi, vers 14h30, un violent incendie se déclare à l’étage des classes primaires qui ravage complètement 50 mètres de toiture, le réfectoire des élèves, la salle de projection et détériore à 50 % la toiture de la salle de gymnastique.

Malgré le concours de 4 corps de pompiers, les dégâts sont considérables en immeuble et en mobilier. Les gestes d’entraide et de sympathie furent nombreux.

Des équipes de volontaires ont été organisées les 17, 18 et 19 juillet ainsi que durant trois jours au mois d’août. Elles étaient constituées de la plupart des professeurs et des élèves sortants de 4e technique. Elles assurèrent le déblayement et la réfection ou fabrication du matériel de réfectoire, ainsi que diverses autres réparations urgentes.

Les classes purent ainsi reprendre à la rentrée. Elles furent cependant gênées par les pluies jusqu’au moment où une protection efficace fut mise sur les hourdis.

         

Le Frère Mabin et Monsieur Claris ont démoli complètement la vieille maison de Louise Schockweiler, située entre l’école et la rue de Givet.

                                     

Des pelouses ont été semées, quelques arbres et arbustes plantés, ce qui permettra d’améliorer les abords de l’école.

Durant l’année scolaire, les élèves de 4e technique ont fait l’installation électrique de la salle de gymnastique.

Après l’incendie, on a fait les travaux d’urgence et le chauffage central relié à la ligne de classe peut y fonctionner. Les élèves prennent là (à la salle de gymnastique) le repas de midi au nombre de 300. Les cours de gymnastique se donnent en dehors en attendant la réfection de l’école.

Septembre 1963 :
Ecole primaire : 157 élèves
Ecole moyenne : 124 élèves, ouverture de la 3e scientifique A
Ecole technique : 134 élèves
L'institut compte 415 élèves.

Ce fut l’année de la reconstruction. A ce jour (fin décembre), douze locaux de classe peuvent fonctionner au premier étage détruit par l’incendie, ainsi qu’un local de professeurs.

Une vaste cage d’escalier d’accès a été aménagée. Le secrétariat a été élargi et les classes qui occupaient le réfectoire envoyées au premier étage. Deux des anciennes classes primaires ont été transformées en gymnase.

(1964) Nous avons achevé la remise à neuf de l’installation électrique de l’immeuble des classes primaires et des humanités.

Le rez-de-chaussée a été repeint complètement. On a fait quelques travaux de peinture à la communauté.

(1965) Peu de grands travaux ont été effectués aux bâtiments scolaires. Des éléments de la chaudière ont dû être remplacés au chauffage à vapeur basse-pression de l’école technique. Ce sont des frais importants inattendus. Les locaux administratifs, bureau de direction et secrétariat, ont été repeints.

Septembre 1965 :
Cycle supérieur complet
L'école primaire ouvre une 7e classe.

A la rentrée de septembre 1965, une classe gardienne, détachée de l’école primaire et maternelle pour filles, rue de Biran, s’installe dans nos locaux.

Pendant une dizaine d’années, l’école va connaître une certaine stabilité tant dans la population scolaire oscillant autour de 400 élèves, que dans son corps professoral.

Signalons simplement quelques travaux d’aménagement intérieur.

  • 1967 : Pavement des ateliers de l’école technique
    Quelques aménagements au chauffage du bâtiment principal
  • 1968 : Installation d’éviers dans les classes du premier étage du bâtiment principal       Peinture de trois locaux à l’école technique
  • 1969 : Installation d’éviers dans les classes du rez-de-chaussée.
    Peinture de six classes au premier étage du bâtiment principal, de la salle des professeurs, du corridor et de la cage d’escaliers.

Arrêtons-nous un instant dans le cours de l’histoire de l’école pour évoquer la fancy-fair, événement dans la région cité plus haut dans notre récit.

Nous voudrions ici rendre hommage à Monsieur Albert Demars et à toute son équipe pour la somme de dévouement déployée dans la préparation et la réalisation de cette fête pour aider Monsieur le Doyen Lafontaine à faire face aux remboursements des emprunts contractés pour l’édification de son école.

Dès sa création, la fancy-fair attira un large public.

Clique, majorettes, harmonies, entraînaient le défilé majestueux des élèves de l’Institut Notre-Dame et de l’Institut Notre-Dame du Sacré-Cœur à travers les rues de Beauraing. Il fallait voir la fierté de ces jeunes qui fendaient la foule massée tout au long du parcours. Et même si l’orage éclatait (cela arriva plusieurs fois) leur enthousiasme n’a jamais été refroidi.

Tous se regroupaient ensuite dans la plaine de l’Ecole des Frères pour applaudir les jeunes gymnastes qui évoluaient sous l’œil attentif de leurs professeurs d’éducation physique. Et puis, roulements de tambours : les vedettes sont là ! Qui ne se souvient de l’engouement créé par les Cousins (1963), Salvatore Adamo (1964), Christophe (1966), Pascal Danel (1967), Luigi (1969), Jean-François Michaël et Frédéric François (1970) ; quel ravissement empreint de mystère et de magie devant les évolutions des Maurios, des Holmas, des Gilbertos ; des Bostlé, des Delairs et bien d’autres, … : acrobates, fantaisistes, magiciens, le spectacle était complet. En guise de point d’orgue, le feu d’artifice, sans cesse renouvelé, donnait rendez-vous à tous pour l’année suivante.

Mais le coût des attractions, des vedettes commença à peser dans le budget et en 1973, le Frère Directeur invitait tous les parents à une fête familiale, plus modeste sans doute et moins bruyante, mais où chacun pouvait se sentir à l’aise pour se réjouir ensemble. Une nouvelle page était tournée.

Septembre 1976 :
Introduction de la mixité dans l'enseignement secondaire

(1977) La population scolaire atteint le cap des 462 élèves :

            Ecole primaire : 189
            Enseignement général : 155
            Ecole technique : 118

Nouvelle construction : le hall des sports

Septembre 1979 :
Entrée dans le RENOVE

Au début des années 1980, plusieurs maîtres parmi les pionniers de l’école sont à la veille de la pension ou quittent pour raisons de santé. En peu de temps, le personnel de l’école primaire est renouvelé et rajeuni.

En 1982, la direction de l’école primaire est confiée à un chef d’école laïc.

Septembre 1981 verra la transformation de la structure des écoles secondaires.

  • création d’un premier degré d’observation autonome
  • création d’une 2e école regroupant les 2e et 3e degrés de l’enseignement général, technique et professionnel

Le rénové a ainsi permis la création de nouvelles sections et options :

  • au premier degré : classe d’accueil et 2e professionnelle
  • au 2e degré :
    • à côté d’options d’enseignement général, ouverture d’une section technique de transition : électromécanique
    • transformation des sections A3 en section technique de qualification : mécanique, bois
    • création de sections professionnelles : mécanique, bois
  • au 3e degré : création : technique de qualification électromécanique, professionnelle mécanique, bois

L’éventail des nouvelles options s’étant élargi, la population scolaire ne cesse de s’accroître et va dépasser à la rentrée de septembre 82 le cap des 500 élèves. La nécessité de nouvelles constructions se fait sentir :

  • 1981 : rehaussement d’une aile de l’école technique (4 nouvelles classes)
  • 1982 : construction d’une nouvelle menuiserie
  • 1984 :
    • élargissement de l’atelier fer
    • aménagement du restaurant scolaire (self-service)

Octobre 1984 :
La direction de l'Institut est remise entièrement
aux mains de directeurs laïcs.
Le pouvoir organisateur reste
le Comité organisateur des Frères des Ecoles chrétiennes.

Septembre 1986 :
Introduction de la mixité dans l'enseignement primaire,
ouverture des classes maternelles

Ce nouveau changement nécessitera l’aménagement, dans la propriété et les locaux des anciens ateliers Arfabois acquis dans l’Institut en février 86, d’un complexe réservé aux benjamins. Pendant l’année scolaire 1988-1989, les élèves de 1ère B et de 2e professionnelle orienteront leur projet pédagogique dans la réalisation d’un circuit routier et d’un parcours routier pour ce nouveau complexe des classes maternelles.

Septembre 1989 :
Ecole maternelle : 68
Ecole primaire : 216
Enseignement secondaire : 424
708 élèves

Ouverture de la 7e professionnelle : constructions mécaniques et métalliques

Durant l’année 1989, trois nouveaux chantiers sont ouverts :

  • reliant le hall de sports à la menuiserie : construction d’un bâtiment comprenant une salle polyvalente, un nouveau restaurant, un bloc sanitaire.
  • Une école maternelle : 4 classes et une salle de psychomotricité
  • Un nouvel atelier réalisé en partie par les élèves de 7e professionnelle

                                

Ici s’arrête momentané l’histoire de l’Institut Notre-Dame. Dès 1949, les Frères des écoles chrétiennes, secondés par les professeurs laïcs, ont voulu que leur école soit avant tout une œuvre d’éducation chrétienne. 40 années plus tard la nécessité d’une éducation aux vraies valeurs garde toujours sa priorité : respect de la personne, respect de la propriété, esprit de dévouement et de service. Parallèlement à cet aspect d’éducation et fidèles au fondateur des Frères des Ecoles chrétiennes St Jean-Baptiste de la Salle, la communauté éducative de l’Institut Notre-Dame s’est toujours fixé comme objectif de prodiguer un enseignement de qualité et de donner aux jeunes les bases d’une réussite tant humaine que professionnelle. Puisse cet esprit de dévouement forgé par les pionniers des années 50 stimuler la bonne volonté de chacun pour que l’œuvre des Frères prospère et reste toujours au service des jeunes qui bâtiront l’Europe de demain.

M. LEBRUN


Nous remercions tout spécialement le Cher Frère Bosquée qui nous a permis, par l’apport de documents, de retracer l’historique de l’école.